Nous avons adopté une nouvelle famille

 Vendredi matin : 

  – 8h : départ de Langonneau

– 8h30 : Keraël, relevé des compteurs

– 9h : chez le notaire

– 9h45 : nous avons les clés

– 10h10 : Gwenaël essaie de faire un café sans vomir dans la crasse abandonnée de la cuisine

– 11h30 : Nous partons faire quelques courses : serpillière, balai, seau, sacs poubelle, …

Au départ, la maison :

Ils sont partis avec des pieds de bambous, la boite à lettre, mais ils ont laissé une table, deux chaises, de la crasse et encore beaucoup de choses à jeter. Ce que l’on peut dire, c’est que l’effort pour vider la maison est quand même impressionnant. Merci à Mme Nathalie, d’être passée toutes les semaines depuis septembre pour remotiver les troupes.

On peut aussi se dire, que si à première vue l’état général est bien plus clean, il en reste encore tellement, que sur 3 mètre2 il y a de quoi remplir au moins 3 sacs.
On peut aussi imaginer, vu la couleur des murs, recouverts de toiles d’araignées, qu’ils devaient vivre dans un périmètre d’un mètre autour de la table centrale de la cuisine et ne jamais toucher aucune cloison.

Après 30 minutes passés dans cette maison vide, nous avions besoin savon, de propre, de parfum 🙂

   Premier atelier, le ménage :

On peut résumer notre week-end comme deux jours consacrés au ménage. L’objectif était de rendre habitable la maison, principalement la cuisine pour la semaine du 28 janvier. C’est maintenant chose faite. Ont été installés :

  • les toilettes sèches, dans la pièce d’eau, qui est propre, il y a du savon et même de la crème pour les mains
  • un réfrigérateur, (merci tonton Jacques), dans une cuisine propre
  • de la vaisselle et de quoi faire du café, rangés dans des cantines inaccessibles aux rongeurs
  • un aspirateur et du matériel de nettoyage pour garder propre la zone habitable
  • un poêle tout neuf
  • un tuyau d’arrosage pour être au top de la préparation des travaux le 28 décembre
  • une boite à lettre 🙂

Quelques découvertes :

Nous avons assisté à notre premier concert keraëlien, donné par l’orchestre local des souris et autres rongeurs. Symphonie en plusieurs actes qui s’est déroulée toute une nuit, avec pour final, dégustation de notre fromage, (hummm du comté). Quelques actions sont à mener :

  • boucher les trous au plâtre en attendant de casser les murs
  • installer des tapettes, en attendant d’avoir un chat
  • enlever les restes de grains, …

Sous les feuilles, la terre, il y a aussi du plastique. Au premier regard, nous avons été rassurés par la quantité de choses qui avaient été déblayées sur place, et puis nous avons commencé à rangé, à nettoyer et nous avons trouvé, un peu partout (et ça ne fait que commencer) :

  • de la ferraille en tout genre
  • des bidons, plus ou moins remplit de liquides indéterminés
  • du bois, plus ou moins clean à brûler
  • des magasines non déballés
  • au moins 5 raquettes de badminton, une paire de palmes en 38
  • un vieux sabot
  • un gant de toilette, une écharpe, des chaussettes, des chaussons
  • des vitres, un rétroviseur, lumière de voiture, chaise de jardin cassée, …
  • Soit un premier voyage à la décheterie pour Hervé

Jadis, cette famille avait, en plus des vaches, des lapins. Un clapier, dans un triste état est caché sous les ronces au fond du petit hangar. Nous avons aussi trouvé quelques autres trésors en haut du hangar en pierre, sans parler du panneau électrique, de l’évacuation d’eau du lavabo, …

Prochaine étape :

Rentrés à Paris hier soir, nous repartons pour Caen mercredi matin, et sera de retour en Bretagne le 27. Nous y resterons une semaine et avons de beaux chantiers en perspective :

  • Chasse aux souris : boucher les trous de la maison avec du plâtre et supprimer tout ce qui peut les nourrir dedans ou à proximité
  • Le grand vide : vider la buanderie, le deuxième atelier et l’étable, ainsi que supprimer la stabulation
  • Se chauffer : bruler ce qui peut l’être le 31
  • Aérer : couper tout ce qui dépasse ou essayer de limiter les ronces, retrouver les accès autour des bâtiments, …
  • Protéger : quand la buanderie n’aura plus de toit (en amiante), il serait dommage que le chauffe eau soit sous l’eau !