Un week-end sous le signe de la poussière

Tu es né poussière et tu redeviendras poussière. Il semble que notre heure était venue ce week-end. Après une semaine acharnée, Ehoarn a rendu les armes en début d’après midi (= retour à Paris), Tomate est arrivé, et l’équipe s’est lancé à l’assaut du pisé …. et de l’escalier. Objectif : dégager entièrement la dalle du rez-de-chaussée et se couvrir peu à peu d’une fine couche brune de terre séchée.

Le jeu des dépendances

« Sur la dalle est installé le lavabo, qui est contre une cloison en placo, qui porte l’escalier, qui est cloisonné par du pisé, qui rejoint le 1er étage, auquel il y a une armoire en bois incrustée dans le mur qu’il faudra supprimer. »

L’ordre des choses à faire se liste à l’inverse de cette phrase. Car si on enlève la dernière cloison de placo, on fait tomber l’escalier et on aura quelques difficultés pour vider ce qu’il reste. A noter aussi, qu’un mur cassé doit être déblayé. Et si en fin de semaine, le placo de la cloison Est a été enlevé, le mur en dessous, n’a pas tenu longtemps, enfin libéré de sa coque, il s’est effondré = un gros tas de pisé, bois, granit.

L’étage

Nous avons donc commencé par ranger et terminé ce qui aurait été beaucoup plus long sans escalier : enlever des planches et reste du grenier, démonter l’armoire intégrée au mur de la chambre Est, déblayer les marches de l’escalier, enlever le pisé de la cage d’escalier, trier le granit du pisé d’une cloison effondrée, faire de la place au rez-de-chaussée. Nous y avons mis la matinée.

Gratte, pelle, jète

Samedi après midi, il restait donc la cloison de l’escalier vers la pièce est et nous avons attaqué le plus long, les murs du bas.

Oh joie et bonheur, ils n’étaient pas uniquement recouvert de pisé, mais aussi de béton ….

  • Façade nord : une bande plus ou moins haute du bas du mur et jusqu’à 1m de hauteur
  • Façades ouest : disons plutôt 1,5m, sous le carrelage …
  • Façade sud : à certains endroit c’est tout le mur qui est recouvert de béton

Conclusion : le béton c’est dur, surtout quand il y en a une bonne épaisseur, mais le burin sur le perfo ça envoi du lourd !

Pendant ce temps, n’écoutant que son courage, Laurent a bravé la d88 à 7 reprises (aller-retour), nouant de forts liens avec le gardien de la déchèterie. Il ne restait plus un morceau de placo sur le terrain en fin de journée.

Grands fracas

Dimanche, il ne restait qu’à vider les lieux, qu’à libérer la dalle, qu’à détruire l’escalier, sa dernière cloison, enlever le lavabo. Une seul outil pour tant de besoin : la masse.

L’escalier l’a pas résisté si longtemps. Et le béton a été sauvagement attaqué. Tout le pisé du mur nord a été enlevé, ainsi que celui du mur est, le début du mur ouest. Une partie du béton attaqué. Mais surtout, l’intégralité des gravats ont été vidés, au fond du jardin pour le pisé et pour les morceaux de granits, dans des sacs à gravats pour le reste.

Et après ?

Ce week-end nous avons achevé une semaine complète de chantier. Encore une fois les objectifs ont été atteints, la dalle est libérée.

  • Les cloisons démontées ont toutes été emmenées à la déchèterie
  • Il n’y a plus une seule cloison dans la maison, juste des murs et des planchers
  • Au moins les deux tiers des murs ont perdu leur pisé.
  • Une dizaines de sacs de déchets divers ont aussi été vidés
  • Tous ces sacs ont été re-remplis de gravats en tout genre

Et ensuite ?

  • Semaine du 22, Jef et Soize, les maçons, viennent casser la dalle, maintenant accessible. Ils jetteront un oeil aussi aux linteaux et aux fenêtres qui prennent l’eau. Mi-mars, si tout se passe bien, ils auront coulés la dalle de la maison.
  • De notre côté, nous devons valider les plans (avec Nils), car nous allons pouvoir lancer le projet électricité
  • Il faut encore vider le grenier de la longère pour que le poids de la paille mouillée ne fasse pas tomber les poutres déjà fragiles.