Auto-construction d’une phyto-épuration

Nous avons fait le choix d’un assainissement en phyto-épurationen auto-construction.

Préparation

Comme toute installation d’un assainissement individuel, nous avons fait appel à un cabinet d’étude (c’est obligatoire). A noter qu’il existe beaucoup de types de systèmes, plus ou moins onéreux, la première réelle étape est de se renseigner sur les types d’installation, en passant voir le Spanc.

Pour la petite histoire, dans un numéro récent de la Maison Écologique, un article présentait une lombri-epuration, sorte de lombi-compost du caca ! Il y a donc de plus en plus de solutions alternatives au traditionnel bac à sable.

L’étude

Après un passage sur le terrain pour faire des relevés, l’étude nous a été envoyée quelques temps après. Il faut donc bien anticiper ce projet car le plan de l’assainissement est aussi demandé dans le permis de construire. C’est un des premier chantier à lancer sur une rénovation complète, même s’il est mis en attente un bon moment, que vous le réalisiez vous même ou non l’installation.

Le placement des bassins

A partir des plans, il faut préparer le terrain. Dans notre cas, l’assainissement est une succession de 3 bassins, disposés sur 3 hauteurs de terrain différentes, à la suite d’une pompe de relevage, le tout connecté à la maison.

Les deux premiers bassins étaient sur une partie du jardin qui n’avait pas été entretenue depuis plus de 20 ans. Le premier chantier a été du défrichage et de la coupe de bois. Une fois la zone dégagée, nous avons matérialisé les positions des bacs avec des piquets.

La paperasse

Une fois l’étude réceptionnée, il faut déposer à la mairie la demande. Quelques semaines ensuite, le Spanc est passé pour donner un avis de conformité du système. C’est le document remis à ce moment qui est utilisé pour le permis de construire. Ensuite le chantier peu commencer. Compter environ : 2 mois pour l’étude + 15 jours post remise du dossier en mairie + 2 mois pour la validation de l’installation (ce qui laisse pas mal de temps pour regrouper tous les documents nécessaires à la demande de permis de construire).

Les étapes du chantier

N°1 le terrassement

La première partie du chantier a été réalisée en partie par nous, en partie par un terrassier, car même si nous nous sommes essayés à la mini-pelle, cette fois nous avions besoin d’un peu plus de précision, en terme de mesure et de profondeurs de bacs.

3 bassins ont été creusés ainsi que les conduits entre eux. Rien de particulier à noter à cette étape, à part de suivre à la lettre les indications fournies dans l’étude et validées par le Spanc (niveaux, taille, …)

Résultat du 2ème bassin après le terrassement.

Temps passé – 1 journée par un professionnel.

n°2 monter les bassins

Une fois les niveaux faits, il faut monter les bassins en suivant les plans et recommandations de l’étude. Nous avons opté pour des parpaings à bancher.

Dans le bassin, nous avons monté les bords, puis une fois tout calé, nous avons coulé du béton dedans. Le second bassin a même bénéficié d’une dalle avec ce même béton. Il faut ensuite laisse sécher une dizaine de jours.

Vue du dessus, le premier bassin non finalisé, avec les premiers rangs de parpaing, dans lesquels nous avons glissé de quoi armer le béton.

Temps passé – 4 jours pour monter les deux premiers bassins (coulage du béton et dalle compris), à 3 adultes.

n°3 créer le fond des bassins

Une fois le cadre posé, et le temps de séchage terminé, nous avons mis en place le niveau au fond des bacs. Le principe est de faire écouler l’eau d’un bac à l’autre, le fond doit donc produire une pente, même légère, permettant l’écoulement.

Encore une fois, il faut se reporter à l’étude qui donne les niveaux, réaliser des plots en ciment prise rapide à la bonne hauteur, puis lisser un mélange de ciment/sable pour reproduire.

Vue du dessus, le premier bac, avec la pente en cours de formation.

Temps passé – 1 jour pour créer la pente avec du sable et du ciment dans le premier bassin, à 2 adultes.

n°4 protéger les bassins

Uns fois les bassins en place, pour les deux premiers en tout cas, nous recouvrons de trois couches, une épaisseur de géotextile (pour freiner les racines), une épaisseur de géo-membrane (étanche) et une dernière épaisseur de géotextile.

La géo-membrane est très lourde et en une seule pièce, pour s’aider, noter le milieu de la bâche et la transporter pliée en deux pour ensuite la déployer dans le creux du bassin. Les angles ne sont pas simples à former, il faut éviter les poches et faire des plis de façon à ce que les graviers qui seront dans le bassin ne se coince pas partout.

A noter aussi que la bâche est fragile, évitez de rentrer en chaussure lorsque vous l’installez, elle doit garantir l’imperméabilité de l’installation.

Schématisé, la coupe d’un bassin. On y voit le parpaing à bancher, recouvert des trois couches.

Temps passé – 1 après midi pour les deux premiers bassins à 2 adultes

n°5 remplir les bassins

Une fois que les installations sont stabilisées, il faut les remplir. Ici aussi, nous avons suivi le guide, sur la quantité et qualité des graviers à utiliser : 20-40, 6-10, sable salé.

La couche la plus importante est faite en gros gravier (20-40), on ajoute ensuite les couches les unes sur les autres.

Nous avons loué une mini pelle pour remplir les brouettes, qui étaient déversées dans les bassins, le 20-40 (gros graviers) est très fatiguant à manipuler à la main.

Schématisé, le premier bassin. L’eau arrive de la pompe sur le dessus et va s’écouler à travers les diverses strates. Au fond du bassin, la pente pour que l’eau s’écoule dans l’évacuation jusqu’au second bassin.

Temps passé – 3 journées de travail pour remplir à la brouette les 3 bassins, avec location d’une mini-pelle, 4 adultes

n°6 relier les bassins

On passe ensuite à l’étape plomberie, où il faut connecter les bassins les uns avec les autres, placer les éléments de canalisation, les regards, … L’eau peut ensuite faire un chemin continu de la pompe, en passant par tous les bassins, jusqu’au dernier. Avant de couvrir les canalisations, le Spanc fait une visite de contrôle. Ensuite on peut tout cacher.

Les canalisations sont calées avec du sable poussier (qui avait été utilisé pour les fond de bassin pour créer les pentes). Une fois validée par le Spanc, l’installation est recouverte de terre. Pour l’arrivée sur le second bassin, nous avons créé un petit muret en pierre sèches.

On voit ici, l’arrivée de la canalisation sur le 2ème bassin. L’eau arrive au dessus du bassin.

Temps passé – 1 après midi à 2 adultes pour relier le 1er au deuxième bassin ainsi que d’autres petites opérations de collage sur le reste du réseau

n°7 planter

Dernière étape, une fois que tout le système est relié. Il ne manque que les plantes. Encore une fois, se reporter à la liste donnée, pour planter en rangs les plants.

Rien de bien compliqué. En revanche il faut s’assurer que les pieds soient dans l’eau ! Il est possible de bloquer la vanne du second bassin pour faire une réserve d’eau tant que le système n’est pas branché. Nous avons aussi attendu l’automne pour bénéficier d’un arrosage naturel.

Enfin pour le premier bassin, nous avons paillé les plants pour les protéger du gel.

Vue sur le second bassin, avec les alignements de plantation.

Temps passé – 1 petite après midi à 2 personnes.

n°8 bardage et grille

Avant de valider l’installation, il faut ajouter un bardage bois le long des bacs. Ils devront aussi être couverts d’une grille pour la validation finale de l’installation.

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